Ski alpin



Historique

Le slalom et le slalom géant étaient les deux seules épreuves alpines lors des premiers Jeux paralympiques d’hiver tenus à Örnsköldsvik, Suède, en 1976. Lors des Jeux paralympiques, les athlètes utilisent les mêmes installations que les épreuves féminines des Jeux olympiques. Le ski alpin est pratiqué par 35 pays et continue d’attirer de plus en plus d’adeptes.

Structure sportive

Fédération internationale de sport: Le ski alpin est régi par le CIP par l’entremise du Comité international paralympique de ski alpin (CIPSA) et les règlements de la Fédération internationale de ski (FIS) sont utilisés avec seulement quelques exceptions.

Fédération nationale de sport: Alpine Canada Alpin

Qui peut participer?

La compétition paralympique englobe les athlètes masculins et féminins avec un handicap tel qu’un traumatisme médullaire, une déficience motrice cérébrale, amputation, déficience visuelle et «les autres». Les athlètes participent à la compétition selon leur niveau d’habileté fonctionnelle, permettant ainsi aux athlètes avec différents handicaps de participer à la compétition les uns contre les autres.

Description du sport

Les athlètes dans les épreuves en ski alpin doivent combiner la vitesse et l’agilité tout en dévalant les pentes à des vitesses de plus de 100km/h. Les skieurs ayant un handicap physique participent à la compétition dans les quatre disciplines suivantes : descente, super G, slalom et slalom géant.

Les athlètes dans certaines catégories (exemple : personne ayant une amputation à une jambe skiant sans prothèse ainsi que le skieur sur luge) utilisent des bâtons spéciaux appelés stabilisateurs. Chaque extrémité des stabilisateurs possèdent de courtes lames de ski et aident le skieur à maintenir son équilibre.

Certains athlètes ayant un handicap physique participent à la compétition dans une position «assise», utilisant une luge, aussi appelé le monoski. Tel que suggéré par le nom, le monoski utilise un siège (aussi appelée luge) spécialement adapté sur un simple ski. Le siège comprend des ceintures de sécurité et autres attaches, en plus d’un appareil de suspension afin de réduire les chocs au niveau du corps du skieur.

Dans toutes les catégories de non-voyants (B1 – B3), un guide voyant doit diriger le compétiteur et ainsi former une équipe. Les guides utilisent des signaux vocaux ou une communication radio afin d’indiquer le parcours à suivre. Tous les compétiteurs de la catégorie (B1) sont entièrement non-voyants et doivent porter des lunettes de protection durant la compétition.

Aucun contact physique entre le guide et le compétiteur n’est permis durant la course. La distance entre le guide et l’athlète ne doit pas excéder deux changements de direction pour les épreuves techniques (slalom et slalom géant) et un changement de direction lors des épreuves de vitesse (descente et super G). Le guide doit skier devant l’athlète dans les catégories d’athlètes partiellement voyants (B2 et B3) et devant ou derrière l’athlète pour les catégories d’athlètes non-voyants (B1).

Disciplines

Descente : Les skieurs sont chronométrés alors qu’ils descendent le long d’un parcours long et abrupt qui peut comprendre des virages et des sauts. Ils doivent traverser quelques «portes» qui servent de points de vérification. La pénalité pour les athlètes qui manquent la porte est la disqualification. Chaque athlète ne peut qu’effectuer une seule descente sur le parcours et le temps des athlètes détermine l’ordre d’arrivée

Slalom : Le slalom est une épreuve technique. Le parcours est plus court que pour les autres épreuves de ski alpin avec un plus grand nombre de portes (55-75 portes pour le parcours masculin et 40-60 portes pour le parcours féminin) que les athlètes doivent négocier. La pénalité lorsque l’athlète manque la porte est la disqualification. Chaque athlète exécute deux tentatives le même jour sur différent parcours. Le temps des deux courses est additionné afin de déterminer l’ordre d’arrivée.

Slalom Géant : Le slalom géant est aussi une épreuve technique. Si on la compare au slalom, le parcours est plus long, il y a moins de virages, qui sont plus prononcés et davantage en douceur. Le nombre de portes est déterminé par l’inclinaison verticale du parcours et l’athlète est disqualifié s’il manque une porte. Chaque athlète complète deux tentatives le même jour, sur des parcours différents. Le temps des deux courses est cumulé afin de déterminer le gagnant (ou ordre d’arrivée).

Super Slalom Géant (Super G): Le Super G est une épreuve de vitesse. Le parcours est plus court que pour la descente, mais plus long que le slalom géant et le slalom. Le nombre de portes est déterminé par l’inclinaison verticale du parcours, avec un minimum de 35 changements de direction pour les hommes et de 30 pour les femmes. Les portes sont placées à au moins 25m les unes des autres et l’athlète est disqualifié s’il manque une porte. Chaque athlète n’a droit qu’à une seule tentative pour effectuer la course. Le temps des athlètes détermine le gagnant (ou ordre d’arrivée).

Classification

Il existe onze classifications pour les athlètes ayant un handicap physique :

  • trois pour les athlètes ayant un handicap visuel.
  • huit pour la position debout
  • quatre pour la position assise

Handicap visuel

B1 : Non-voyant (sans vision)
B2 : Partiellement voyant (acuité visuelle de 20/60 – vision restreinte)
B3 : Partiellement voyant (acuité visuelle de 20/60 to 6/60 –plus grande vision que B2)

Debout

LW1 : personne double amputée au-dessus du genou
LW2 : skieurs avec stabilisateurs
LW3 : personne double amputée au-dessous du genou
LW4 : skieurs avec prothèses
LW5/7 : skieurs sans bâtons
LW6/8 : skieurs avec un bâton
LW9/1 : limitation au niveau du bras et de la jambe
LW9/2 : limitation au niveau du bras et de la jambe (paralysie cérébrale)

Assis

LW10 : monoskieurs (haut niveau de paraplégie, aucun muscle dans partie inférieure du corps)
LW11 : monoskieur (niveau moindre de paraplégie, avec muscles dans la partie inférieure du corps)
LW12/1 : monoskieurs (degré moindre de paraplégie, paralysie incomplète partie inférieure)
LW12/2 : monoskieurs (personne double amputée au-dessus du genou)

(Source: CPC et CIP)

 

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