
Historique
Le tir est devenu un sport paralympique officiel en 1980 au cours des Jeux paralympiques de Arnhem, aux Pays-Bas.
Structure sportive
Fédération sportive internationale : Le tir est sous l’égide du Comité paralympique de tir pour personnes ayant un handicap (IPC Paralympic Shooting Committee for Disabled, ISCD) et suit les règles (modifiées) de la Fédération internationale de tir sportif (International Shooting Sport Federation, ISSF). Ces règlements tiennent compte des différences existant entre la pratique du tir par des personnes aptes et par des personnes ayant un handicap.
Fédération sportive nationale : Fédération de tir du Canada
Qui peut participer?
Le tir est ouvert aux athlètes ayant un handicap physique. Les concurrents peuvent être blessés médullaires (paraplégiques et quadriplégiques) ou amputés, ou encore avoir une déficience motrice cérébrale, une maladie évolutive telle que la dystrophie musculaire ou la sclérose en plaques, etc.
Description du sport
Le tir est un sport de précision et de maîtrise, dans lequel les compétiteurs, munis de pistolets ou de carabines, tirent une série de coups sur une cible fixe. La compétition de tir est divisée en deux épreuves principales : le tir à la carabine à air et au pistolet, à trois distances possibles : 10, 25 et 50 m.
Les athlètes tirent à partir de trois positions : debout ou assis, à genoux et couché. Des douze épreuves paralympiques de tir, six sont ouvertes tant aux hommes qu’aux femmes, trois sont exclusivement féminines et trois exclusivement masculines.
Le tir consiste à inscrire une série de coups à l’intérieur de l’anneau central, au centre de la cible. La cible comprend 10 anneaux de pointage concentriques, chaque anneau figurant un score de 1 à 10, le centre de la cible équivalant à 10. En finale, ces mêmes anneaux sont sous-divisés jusqu’à 10,9, qui représente le score le plus élevé.
Les règlements tiennent compte du pistolet, de la distance, de la cible, de la position de tir, du nombre de coups et du temps alloué. Les points cumulés par les compétiteurs sont fonction de la valeur de chacun de leur tir.
Pour chaque compétition, il y a une qualification et une finale. Au score établit en qualification, on ajoute le score de l’athlète obtenu en finale. Le vainqueur est le tireur qui obtient le plus de points à l’issue de la compétition.
Classification
Le tir utilise un système de classification fonctionnel qui permet à tous les athlètes ayant un handicap physique de pratiquer ce sport, pourvu qu'ils satisfassent aux exigences minimums sur les handicaps.
La classification des athlètes est établie en fonction du type de handicap (degré de fonctionnalité du tronc, équilibre en position assise, force musculaire, mobilité des membres supérieurs et inférieurs) et des habiletés nécessaires à la pratique du tir. Les trois catégories sont : SH1, SH2 et SH3 (les épreuves paralympiques comprennent uniquement les catégories SH1 et SH2). La principale différence entre SH1 et SH2 repose sur le fait que les concurrents SH2 ont besoin d’un support d’arme conforme aux spécifications du Comité international paralympique (IPC).
La classification en tir comporte les trois catégories suivantes :
Catégorie SH1
Les tireurs au pistolet et à la carabine n’ayant pas besoin d’appui sur trépied
de tir.
Catégorie SH2
Les tireurs à la carabine ayant un handicap mesurable et/ou visible permanent
au niveau des membres supérieurs, ne pouvant soutenir le poids d’une carabine
avec leurs membres supérieurs lors des compétitions et ayant besoin d’un appui
sur trépied de tir.
Catégorie SH3
Compétiteur de carabines ayant un handicap visuel (n’est pas au programme des
Jeux paralympiques).
Chacune de ces catégories principales comprennent plusieurs sous-catégories : SH1A, SH1B, SH1C; SH2A, SH2B, AH2C. Chaque sous-catégorie autorise l'utilisation d'accessoires de soutien dans le but d'uniformiser la compétition entre athlètes d'une catégorie particulière pouvant avoir différentes capacités fonctionnelles. Par exemple, la catégorie SH1 inclut les concurrents de la sous-catégorie SH1A (athlètes qui peuvent se tenir debout ou assis et qui ont un équilibre normal lorsque assis) et les concurrents des sous-catégories SH1B et SH1C (usagers de fauteuils roulants sans équilibre en position assise et autorisés à utiliser un haut dossier pour réaliser un équilibre assis n'excédant pas 30 degrés à la verticale). Les exceptions autorisées dans les sous-catégories SH1B et SH1C visent à produire une compétition juste et équitable entre ces trois sous-catégories.
(Source : CPC et IPC)









