Dynamophilie



 

Historique

La dynamophilie est devenue un sport paralympique officiel lors des IIe Jeux paralympiques d’été de 1964, à Tokyo, au Japon. À l’époque, le sport s’appelait haltérophilie. Seuls les hommes ayant une lésion médullaire étaient admis et les règlements étaient légèrement différents de ceux qui s’appliquent aujourd’hui. Ultérieurement, on a cessé d’appeler ce sport « haltérophilie », pour lui donner le nom de « dynamophilie », et maintenant, les compétitions sont ouvertes à tous les athlètes ayant une paralysie cérébrale ou une lésion médullaire, ou ayant subi l’amputation d’un ou des deux membres inférieurs, ainsi qu’à tous ceux qui satisfont aux critères de handicap minimum pour la catégorie « les autres ». Les femmes ont pour la première fois participé aux épreuves de dynamophilie lors des Jeux paralympiques d'été de 2000 à Sydney, en Australie.

Structure sportive

Fédération internationale de sport : La dynamophilie est régie par le Comité international paralympique (CIP) et est coordonnée par le Comité technique du CIP pour la dynamophilie, fondé en 1989.

Fédération nationale de sport : Association canadienne des sports en fauteuil roulant

Qui peut participer?

Les athlètes ayant un handicap minimum doivent avoir au moins 14 ans et avoir la capacité d’étendre les bras en accusant une perte d’au plus 20 degrés par rapport à l’extension complète, telle que mesurée aux deux coudes, lors de l’exécution d’un lever, conformément aux règlements qui s’impliquent compte tenu du poids corporel. Des exemples de types de handicaps satisfaisant aux critères d’admissibilité sont : la paralysie, la déficience motrice cérébrale, l’amputation d’un membre inférieur, des membres inférieurs raccourcis, le remplacement des articulations et les articulations bloquées des membres inférieurs incluant les fesses, les cuisses, les jambes, les chevilles et les pieds.

La dynamophilie est ouverte à tous, c’est-à-dire que tous les athlètes, quels que soient leurs handicaps, se mesurent les uns aux autres. Pour les hommes, les catégories de poids sont : 48 kg, 52 kg, 56 kg, 60 kg, 67,5 kg, 75 kg, 82,5 kg, 90 kg, 100 kg et +100 kg. Chez les femmes, les catégories sont : 40 kg, 44 kg, 48 kg, 52 kg, 56 kg, 60 kg, 67,5 kg, 75 kg, 82,5 kg et +82,5 kg.

Description du sport

La dynamophilie est la mesure ultime de la force du tronc supérieur. Les concurrents doivent abaisser la barre au thorax, la maintenir immobile pendant un temps d’arrêt, puis revenir à la position de départ, bras étendus et coudes barrés. Le développé-couché est la seule discipline comprenant 10 catégories établies en fonction du poids corporel. Les athlètes ont droit à trois essais et le gagnant est celui qui lève le plus grand nombre de kilogrammes.

Tous les dynamophiles, sans égard au handicap, se mesurent les uns aux autres au cours d’une compétition dite ouverte (c. à d. accessible à tous les athlètes satisfaisant aux critères d’admissibilité).

Trois juges notent chaque essai, en pressant la commande de la lampe blanche ou de la lampe rouge. L’ordre des essais à chaque tour est déterminé selon le poids choisi par le concurrent; les poids annoncés doivent être des multiples de 2,5 kg, sauf dans le cas d’un nouveau record. Entre le premier et le deuxième essai, et entre le deuxième et le troisième, l’augmentation du poids doit être d’au moins 2,5 kg.

Motifs de disqualification :

  • L’athlète n’a pas soulevé la charge jusqu’à pleine extension des bras
  • Les mouvements n’étaient pas synchronisés
  • L’athlète n’a pas maintenu la barre immobile sur son thorax
  • L’athlète n’a pas complété l’essai dans la limite de temps
  • Il y a eu un changement de la position choisie sur le banc au cours du lever
  • Après le temps d’arrêt sur le thorax, la barre a été soulevée avec difficulté, elle a rebondi ou a chuté
  • Tout mouvement de recul de la barre pendant le mouvement d’extension
  • Tout contact avec la barre de la part du chargeur entre les signaux de l’arbitre
  • Une non-observation des signaux de l’arbitre au début et à la fin
  • Une non-observation des exigences relatives à la description générale de l’essai

Classification

Le Comité de classification du CIP pour la dynamophilie fait en sorte que tout athlète ayant un handicap physique puisse participer aux compétitions internationales à condition de satisfaire aux critères de handicap minimum publiés par le Comité du CIP responsable de la dynamophilie ou tout autre organisme chargé de se prononcer sur les questions touchant les athlètes ayant un handicap.

L’athlète qui présente une atteinte majeure au niveau du tronc supérieur pourra, si l’équipe de classification juge que les risques de blessures sont élevés, être considéré non admissible. Tous les participants admissibles doivent être jugés aptes par un médecin