
Historique
Les sports équestres peuvent accommoder des personnes avec multi handicaps
et ils revêtent un caractère unique parmi les sports paralympiques, du fait que
les hommes et les femmes participent aux compétitions selon les mêmes modalités
et que les médailles paralympiques sont accordées tant au cavalier qu’au
cheval. Depuis 2002, toutes les compétitions internationales d'envergure ont
été des compétitions cheval-propriétaire (ce qui signifie que le cheval
appartient au cavalier ou au pays). Les Jeux paralympiques d’Athènes 2004 ont
été les premiers grands jeux internationaux au cours desquels des cavaliers
canadiens ont concouru sur des chevaux canadiens.
En 1996, Jeux paralympiques d’Atlanta aux États-Unis, 16 nations équestres ont participé pour la première fois à des Jeux paralympiques. Lors des Jeux paralympiques de Sydney en 2000, le Canada n’était pas présent, l’équipe canadienne ne s’étant pas qualifiée lors du Championnat du monde 1999 au Danemark, mais 24 autres nations équestres y étaient représentées par 72 cavaliers.
Structure sportive
Fédération internationale de sport : Depuis 2006, l’organisme dirigeant est la Fédération équestre internationale (FEI).
Fédération nationale de sport : Canada Hippique.
Qui peut participer?
Les cavalières et cavaliers qui ont un handicap visuel ou un handicap moteur, qui ont subi une amputation ou qui sont en fauteuil roulant participent aux épreuves hippiques.
Classification
Catégorie I : Ces athlètes sont pour la plupart des utilisateurs de
fauteuil roulant qui ont une déficience au niveau de l’équilibre du tronc ou
qui ont une motricité limitée des bras et des jambes. Entrent également dans
cette catégorie, les athlètes qui n’ont aucun équilibre du tronc, mais qui ont
une bonne motricité des bras ou qui ont un équilibre limité du tronc et un
usage très limité des bras et des jambes.
Catégorie II : Ces athlètes sont pour la plupart des utilisateurs de
fauteuil roulant ou des personnes qui présentent un handicap moteur majeur au
niveau de l’équilibre du tronc, mais qui ont une motricité bonne ou moyenne des
bras ou un handicap unilatéral majeur.
Catégorie III : Ces athlètes sont pour la plupart capables de marcher
sans assistance. Ils peuvent être hémiplégiques, avoir un handicap moyen des
deux bras et jambes ou une déficience majeure des bras. Ils peuvent aussi avoir
besoin d’un fauteuil roulant pour de grandes distances ou en raison d’un manque
de résistance. Les cavaliers aveugles entrent également dans cette catégorie.
Les lunettes teintées ou les bandeaux doivent être portés par les cavaliers qui
ont le profil 36.
Catégorie IV : Ces athlètes ont une limitation à un ou deux membres ou qui ont un handicap visuel.
La classification comporte également un « système de pondération » pour les parties du corps les plus sollicitées par la pratique de l’équitation.
Description du sport
Les épreuves sont mixtes et les athlètes groupés selon leur profil fonctionnel. Il y a deux épreuves de dressage; un test de championnat sur des mouvements imposés et une reprise libre en musique. Il y a aussi une épreuve par équipe de trois ou quatre cavaliers. Les concurrents sont jugés en fonction de leur qualité d’équitation, telle qu’établie sur leur monture à qui ils font exécuter une série de mouvements à la marche, au trot et au canter. Les cavaliers peuvent utiliser des dispositifs d’assistance autorisés, comme des cravaches de dressage, une barre de rênes, des bandes de caoutchouc ou d’autres dispositifs.
(Source : CPC et CIP)









