
Historique
L'athlétisme est la discipline qui attire le plus grand nombre de compétiteurs et de spectateurs lors des Jeux paralympiques. C’est aussi la discipline qui offre le plus grand nombre d’épreuves et le plus large éventail de compétitions. L'athlétisme fait partie du programme des Jeux paralympiques depuis 1960. Les épreuves sont ouvertes aux femmes et aux hommes dans toutes les catégories de handicap. Les percées technologiques et la détermination des athlètes de ce sport ont rendu possibles des prouesses défiant l’imagination.
Structure sportive
Fédération internationale de sport : le CIP, la fonction de coordination étant assumée par le comité technique de l’athlétisme du CIP.
Fédération nationale de sport : Athlétisme Canada
Classification
Les athlètes sont classés dans différentes catégories, selon leur type de handicap :
- Les athlètes ayant une déficience visuelle partielle ou totale sont classés selon leur degré d’acuité visuelle dans les catégories 11, 12 et 13.
- Les athlètes atteints de paralysie cérébrale à divers degrés sont classés dans les catégories 32 à 38 – ceux en fauteuil roulant, dans les catégories 32 à 34, et les ambulants, dans les catégories 35 à 38.
- Les athlètes qui ont subi une amputation plus ou moins importante ou qui présentent un autre handicap forment les catégories 40 à 46, qui comprend la catégorie « les autres » (notamment les personnes atteintes de nanisme).
- Les athlètes en fauteuil roulant qui présentent, à divers degrés, une atteinte médullaire ou une amputation font partie des catégories 51 à 58.
Qui peut participer ?
L'athlétisme est ouvert à tous les athlètes de toutes les catégories de handicap. Cependant, les épreuves d'athlétisme ne sont pas toutes accessibles à toutes les catégories de handicap. Par exemple, les athlètes ayant une déficience motrice cérébrale ne participent pas au marathon, au 10 000 m, au saut en hauteur ou au triple saut, mais participent à toutes les autres épreuves de piste et de lancer.
Les types de handicaps les plus communs chez les athlètes qui s'inscrivent en athlétisme sont les déficiences visuelles, dont la cécité, les amputations, la paraplégie, la quadriplégie et la paralysie cérébrale. D'autres handicaps moins répandus parmi les athlètes participant aux épreuves d'athlétisme incluent le spina-bifida, la polio, les maladies progressives telles que la dystrophie musculaire et la sclérose en plaques, la mobilité articulaire restreinte, une combinaison de handicaps, etc.
Description du sport
Le programme de compétitions inclut les épreuves de course, de lancer et de saut ainsi que le marathon et le pentathlon. Cette discipline est celle qui réunit le plus grand nombre d’athlètes, hommes et femmes, et le plus grand nombre d’épreuves.
Les compétitions d'athlétisme comprennent les épreuves suivantes :
- Courses sur piste : sprint (100 m, 200 m, 400 m), courses de demi-fond (800 m, 1 500 m), courses de fond (5 000 m, 10 000 m) et relais (4x100 m, 4x400 m)
- Courses sur route : marathon
- Lancers : lancer du poids, du disque, du javelot et du marteau
- Sauts : saut en longueur, triple saut, saut en hauteur
- Épreuves combinées : Pentathlon (courses sur piste et sur route, saut et lancer, selon la classification des athlètes).
Équipement
En athlétisme, bon nombre d’épreuves requièrent de l’équipement sportif spécialisé, comme le disque, le poids ou le javelot. De plus, les athlètes peuvent recourir à certains accessoires fonctionnels, conformément aux règles édictées par le CIP pour l’athlétisme. Dans ce domaine, la technologie connaît des progrès constants.
Les fauteuils roulants sont considérés comme des pièces d’équipement sportif pour les épreuves d’athlétisme. Les fauteuils d’athlétisme sont normalement très légers. Leurs dimensions et caractéristiques sont clairement définies dans les règles du CIP pour l’athlétisme.
Les athlètes ayant une amputation peuvent utiliser des appareils prothétiques. Ces dispositifs sont spécifiquement conçus pour répondre aux exigences de la compétition sportive. Les règles du CIP prévoient que des prothèses de la jambe doivent être utilisées aux épreuves sur piste, mais que le recours à ces appareils est facultatif pour les concours.
Les coureurs présentant une déficience visuelle peuvent utiliser des laisses ou d’autres dispositifs pour garder le lien avec leur guide. Des dispositifs acoustiques (ou un « meneur ») peuvent être utilisés pour indiquer le moment de l’appel aux épreuves de saut ou les zones de chute au lancer, etc.
(Source: CPC et IPC)









