Introduction
Résumé des Jeux Paralympiques d’été de 2008 à Beijing (6 au
17 septembre)
Le sourire de Chantal Petitclerc est l'une des images les plus mémorables des
Jeux Paralympiques de Beijing, sans compter les cinq médailles d’or qu’elle a
remportées en avalant littéralement la piste du « Nid d'oiseau ». Mais,
ce sourire cachait une volonté de fer. Personne ne peut atteindre le sommet
sans cette détermination. Chantal Petitclerc a été une source d'inspiration
pour tous les athlètes canadiens à Beijing : en tout, l’équipe canadienne
a remporté 50 médailles, dont 19 médailles d'or. Cette édition des Jeux
paralympiques a été, sans conteste, celle qui a donné lieu au plus haut niveau
de compétition. Et l’équipe canadienne, dans toute sa fierté, s'est montrée à
la hauteur. Ou, devrions-nous plutôt dire, les athlètes canadiens ont pris les
Jeux d’assaut!
« Le sport paralympique est apparu ici dans toute sa légitimité et le monde entier était de la partie », a déclaré l’entraîneur-chef de l’équipe nationale de natation, Craig McCord. « Il s’agissait probablement de la compétition la plus exigeante, rapide et intense à tous les niveaux. » Les nageurs entrainés par McCord ont remporté sept médailles d'or, dont cinq par Valérie Grand'Maison, une adolescente, et Chelsey Gotell dans la classe S13 pour athlètes ayant un handicap visuel. Et, fait encore plus remarquable, Grand’Maison et Gotell ont été rejointes par Kirby Côté sur le podium pour réaliser un triplé canadien non pas une, mais bien deux fois.
Au fur et à mesure que les athlètes canadiens raflaient les honneurs, les récits de leurs sacrifices et de leurs accomplissements ont de plus en plus retenu l’attention. Parmi ces récits, notons celui de Michelle Stilwell, qui avait remporté l'or au sein de l'équipe canadienne de basketball aux Jeux de Sydney, en 2000, et qui s’était retirée de la compétition avec la naissance de son fils. Son retour au sport a été rendu plus difficile par trois opérations à la colonne vertébrale. Mais, Michelle désirait toujours ardemment prendre part à des compétitions et sa rapidité l'a mené sur la piste de course, où elle a raflé l'or aux épreuves de 100 m et de 200 m en fauteuil roulant. Lauren Barwick, de Langley, en Colombie-Britannique, a quant à elle remporté la première médaille d’or du Canada en sport équestre, ainsi qu’une une médaille d’argent, en montant un cheval malade.
Avec les hauts viennent évidemment les bas. L’équipe
masculine de basketball en fauteuil roulant a dû se contenter de la médaille
d’argent après remporté l'or deux fois de suite, ce qui atteste du haut niveau
de compétition de ces Jeux et représente une histoire qui s’est souvent répétée
lors des Jeux de Beijing. « Cela fait étrange de perdre en finale »,
a déclaré l’avant Patrick Anderson.
Qu’en est-il de l'or le dernier jour des Jeux? C’est l’accomplissement de Paul
Tingley, qui a défait le champion en titre en provenance de la France au cours de la
dernière journée de compétition à la voile. La performance de Tingley lui a
valu l'honneur de porter le drapeau lors de la cérémonie de clôture des Jeux. « C’est
un immense honneur d’avoir été choisi comme porte-drapeau à la cérémonie de
clôture, surtout au sein d'une telle équipe, avec toutes les réussites et les
efforts des athlètes. C’est un honneur incroyable. »
Remporter la victoire n’est jamais aussi facile que ne le laissent croire les
sourires de Chantal Petitclerc. Il faut une volonté de fer pour remporter des
médailles. Mais, tous les médaillés de l'équipe canadienne, ainsi que
l'ensemble des canadiennes et des canadiens qui, pleins de fierté, ont partagé
leur bonheur, savent que ces sourires valent tous les efforts.









