Introduction
Aperçu général – Jeux paralympiques d’été d’Atlanta, en 1996
À chaque nouvelle édition des Paralympiques, les niveaux de participation et de performance ont grandement augmenté et cette tendance s'est confirmée avec les Jeux paralympiques d'Atlanta, en 1996. Pour la première fois, des athlètes ayant une déficience intellectuelle ont pris part aux compétitions, avec les athlètes ayant des atteintes médullaires, des amputations, une paralysie cérébrale, une déficience visuelle ou faisant partie de la catégorie « les autres ». Au total, les compétitions ont réuni environ 4 500 participants, si l’on compte les athlètes et les membres de leur délégation. Environ 8 000 chambres étaient disponibles pour l’hébergement et 12 000 bénévoles ont été recrutés pour veiller à la bonne marche de ces imposantes opérations.
Le comité d’organisation des Paralympiques d’Atlanta, de concert avec le Comité International Paralympique (CIP), a mis sur pied un système permettant d’assurer une croissance et une amélioration plus dynamiques au cours de chaque épreuve. Ce système était basé sur trois éléments fondamentaux : qualité, quantité et universalité. En soi, le but du système était de favoriser le plus haut niveau de compétition possible, avec un maximum d'épreuves. Un mécanisme permettant d’inclure des délégations qui n'auraient autrement pas pu participer a également été élaboré.
Les Jeux paralympiques d’Atlanta ont réuni 3 259 athlètes (2 469 hommes et 790 femmes) et 1 717 membres d’équipes de soutien, en provenance de 104 pays. Les 20 sports inscrits au programme de ces Jeux ont donné lieu à 508 différentes épreuves, qui se sont déroulées du 16 au 25 août. Parmi ces sports, 17 étaient inscrits au programme régulier et trois étaient présentés en démonstration – le racquetball, la voile et le rugby en fauteuil roulant. Pour la première fois, 56 athlètes ayant une déficience intellectuelle ont participé aux épreuves d’athlétisme et de natation.
De nombreuses performances extraordinaires ont été enregistrées, notamment en athlétisme et en natation. L’Australienne Louise Sauvage a dominé les compétitions de course en fauteuil roulant chez les femmes, s’emparant de l’or aux épreuves de 400 m, 800 m, 1 500 m et 5 000 m. En natation, Kasper Engel, des Pays-Bas, a établi un record du monde au 100 m brasse masculin dans la classe SB5, enregistrant un temps de 1:31.50. La Française Béatrice Hess a remporté l’or à l’épreuve féminine 200 m quatre nages individuel (classe SM5), établissant un nouveau record du monde et paralympique de 3:35.94. En tout, 269 nouveaux records du monde ont été établis lors de ces Jeux. Les États-Unis ont terminé en tête du tableau des médailles avec 157 présences sur le podium, dont 46 médailles d’or. L’Australie est arrivée en deuxième position, avec 42 médailles d’or, et l’Allemagne est arrivée troisième, avec 40 médailles d’or.
Les spectateurs ont été nombreux au rendez-vous tout au long des Jeux. Au total, 388 373 spectateurs ont assisté aux épreuves. Les cérémonies d'ouverture et de clôture ont respectivement attiré 66 257 et 57 640 spectateurs. Au total, 2 088 représentants des médias ont reçu une accréditation. Parmi eux, on dénombrait 721 représentants de la presse écrite, 806 représentants des médias électroniques et 114 photographes.
Les Jeux Paralympiques d’Atlanta ont également été les premiers à attirer des commanditaires à l’échelle mondiale. Les Jeux ont également été plus qu’un événement sportif international. Le troisième Congrès paralympique, tenu quatre jours avant les compétitions, s'est penché à la fois sur la capacité des personnes ayant un handicap de réaliser leur plein potentiel sur les plans économique et politique et sur des questions générales concernant les sports d'élite. Le congrès, qui s’est déroulé du 12 au 16 août, a réuni des leaders du mouvement de défense des droits des personnes handicapées ainsi que du milieu des sports pour personnes ayant un handicap et leurs homologues pour athlètes physiquement aptes.
Les Jeux ont également vu l'exposition d'une « pyramide culturelle » servant à exposer les œuvres d'artistes ayant un handicap et s'exprimant à travers une vaste gamme de disciplines artistiques. Le projet de pyramide culturelle a été mis sur pied pour rehausser l'attrait et l'impact des Jeux et pour établir des liens entre l'excellence dans les domaines des sports et des arts.
Source : site Web du CIP









